NOTE DE REFLEXION SOCLE COMMUN DF1

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Annales et corriges notes de reflexion df1 1

Ce document vous sera très utile pour vous entraîner efficacement à l'épreuve finale du DF1 : épreuve écrite de 2h organiser soit par centre de formation, soit par la DRJSCS.

Nous avons repris les derniers sujets parus cette année lors des contrôles continus et des épreuves finales.

L'épreuve du DF1 prenant en compte le SOCLE COMMUN et non les spécialités, il nous semble utile que vous puissiez lire les mêmes questions mais avec des réponses différentes selon vos lieux de stage (domicile ou structure collective).

Vous trouverez à la fin de ce dossier : 1 QCM, des résumés des principales lois à connaître, et une liste des sigles!

Bonnes révisions à toutes et tous !

Extrait :

SUJET 8

Clarisse souffre d’un syndrome de Down, associé à une surdité profonde  bilatérale. A 2 ans elle a bénéficié d’un implant cochléaire. Un long travail d’adaptation et d’apprentissage du langage a été entrepris.

Aujourd’hui à 5 ans, elle est intégrée dans un IME et bénéficie d’une prise en charge par un SESSAD,  3 heures par semaine à domicile. Elle a beaucoup progressé au niveau de la compréhension et utilise un langage simple mais la communication avec les autre enfants ne se fait pas.

AES, vous accompagnez Clarisse au quotidien à domicile de la sortie de l’IME à 16h30 jusqu’à 19h30.

Questons à réponses courtes :

- Qu’est-ce qu’un SESSAD ? Vous donnerez la signification du sigle, le public pris en charge, les missions et les conditions d’admission.

-  Clarisse souffre de surdité. Précisez de quel type de handicap il s’agit ? Présentez les conséquences de ce handicap sur la vie quotidienne de Clarisse.

Question à réponse développée :

A partir de la situation de Clarisse, présentez ce qu’est un accompagnement personnalisé et décrivez votre positionnement professionnel au regard de la situation de Clarisse.

 

REPONSE SUJET 8

 

Question à réponses courtes :

Question 1 :

Un SESSAD est un Service d’Education Spéciale et de Soins A Domicile.

Le public pris en charge : Le SESSAD apporte un soutien spécialisé aux enfants et adolescents handicapés de 0 à 20 ans.

Les missions :

Les Services d’éducation spéciale et de soins à domicile sont des structures légères destinées à maintenir ou réintégrer l’enfant handicapé dans son milieu naturel de vie en assurant les soins, le soutien éducatif et le suivi nécessaire.

A ce titre, ils interviennent dans les différents lieux de vie et d’activité de l’enfant ou de l’adolescent (domicile, crèche, école…) et dans les locaux du service.

 

Les conditions d’admission : Les parents de l’enfant handicapé doivent faire une demande auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), c’est ensuite la CDAPH (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées) qui prendra la décision d’orientation de l’enfant vers un SESSAD dans le cadre d’un PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation).

Question 2 :

Clarisse souffre de surdité. Il s’agit d’un handicap sensoriel.

Conséquences de ce handicap sur la vie quotidienne de Clarisse.

Clarisse n’entendant pas du tout, elle ne peux pas non plus s’exprimer. Elle a pu bénéficier d’un implant cochélaire qui est un appareil éléctronique médical qui remplace les fonctions endommagées de l’oreille interne.

Sa surdité l’a empêchée de développer le langage. Après la pose de son implant elle doit faire une rééducation pour apprendre à parler.

Il a fallu l’intervention d’équipes spécialisées du SESSAD pour apporter un soutien aux parents et à Clarisse 3 h par semaine à domicile.

Elle ne peut pas communiquer avec les autres enfants ce qui est une source d’isolement.

Question à réponse développée :

J’accompagne Clarisse à domicile de sa sortie de l’IME à 16h30 jusqu’à 19h30.

Je suis autorisée à venir la chercher à la sortie de l’IME, ses parents travaillant.

Mon rôle va être de l’accompagner en tenant compte de son handicap. Comme beaucoup d’enfant atteint du syndrome de DOWN ou trisomie 21, Clarisse s’attache beaucoup aux personnes qui s’occupent d’elle. Elle est toujours en demande. Sa surdité est un handicap supplémentaire dont je tiens compte dans notre communication. Clarisse a de grosses difficultés à parler.

Nous rentrons en bus jusqu’à l’appartement familial. Elle ne me lâche pas la main. Je lui demande si sa journée c’est bien passé. Elle me fait un signe affirmatif de la tête. Je lui demande de me répondre par oui par non verbalement. Je sais qu’elle peut le faire mais privilégie souvent la facilité.

Arrivée à la maison elle pose son sac dans le salon comme toujours, je lui demande d’enlever sa veste, je lui déboutonne car certains gestes fins ne lui sont pas possible, puis elle enlève sa veste et va la poser dans sa chambre. Elle me rejoins dans la cuisine pour le gouter habituelle : verre de lait et deux cookies au chocolat.

Je la laisse prendre tranquillement sont gouter puis lui demande de me dire à sa façon comment c’est passé sa journée. Elle dit quelques mots, mais souvent me sort de son sac des dessins expliquant ses activités du jour.

 

Clarisse n’a jamais de devoirs à faire, mais j’accorde toujours un temps de jeux éducatifs et un temps de lecture pour l’aider à développer sa communication.

Puis je laisse la place aux jeux qu’elle aime car elle a besoin de se détendre. Si le temps le permet je joue avec elle dans le jardin, et si nous devons rester à l’intérieur elle aime les coloriages, les puzzles, les jeux sur sa console bien sûr, c’est aussi sa génération.

Puis je l’accompagne pour prendre son bain vers 18h30. Elle adore ce moment, beaucoup d’éclat de rire, elle se détend. Je la sèche bien, et la met en pyjama. Elle vient avec moi dans la cuisine, car je mets la table pour que tout soit prêt lorsque ses parents arrivent vers 19h.

Sa maman arrive la première, je lui fais mes transmissions orales et note aussi sur un cahier de liaison. Ses parents m’y laissent souvent des consignes que je retrouve le lendemain à mon retour.

 

SUJET 9

En tant qu’AES vous accompagnez des personnes dépendantes qui ne peuvent pas toujours communiquer verbalement.

- Définissez la communication

- Comment pouvez-vous communiquer avec ces personnes ?

- Quel accompagnement proposez-vous pour qu’elles ne se sentent pas exclues ?

Utilisez des exemples issus de votre pratique professionnelle.

 

REPONSE SUJET 9

Question 1 :

La communication : c’est le fait d’échanger, d’entrer en relation avec l’autre (ou les autres). Selon Carl ROGERS pour communiquer il faut un « émetteur » et un « récepteur ». L’emetteur transmet au récepteur par l’intermédiaire d’un « canal », ce canal peut être la communication verbale ou non verbale (les gestes, les mimiques, l’écriture ou tout autre support de communication). L’important est de se faire comprendre de l’autre.

Communiquer c’est dialoguer, échanger.

Communiquer c’est mettre en œuvre des moyens pour comprendre et se faire comprendre de l’autre.

La communication doit être adaptée à la personne à qui l’on s’adresse.

La communication est importante pour l’AES afin de répondre aux attentes et besoins des personnes.

Question 2 :

Pour communiquer avec des personnes dépendantes qui ne peuvent plus s’exprimer verbalement car elle ne comprennent plus le sens des mots ou ont des difficultés d’élocution, l’AES doit mettre en œuvre des moyens de communication adaptés.

Souvent ces personnes ont des difficultés à comprendre des paroles rapides, des phrases longues. L’AES va donc parler doucement, faire attention à l’intonation de sa voix, avoir un visage souriant, articuler et faire des phrases courtes avec des mots simples.

Ne pas poser de questions demandant des choix, mais employer des questions « fermées » ne demandant qu’une réponse par oui par non, reformuler ses phrases.

Le toucher, mimer une action, montrer les choses peuvent aider la personne à comprendre.

Il existe différents supports pour aider à communiquer : l’écriture sur un support papier, tableau ou ordinateur, les pictogrammes.

Question 3 :

Pour accompagner les personnes dépendantes à domicile pour qu’elles ne s’isolent pas, ne se sentent pas exclues, qu’elles continuent à avoir un lien avec leurs proches, le voisinage, les amis, les commerçants du coin si la personne est en capacité  de sortir afin de continuer à avoir une vie sociale, l’AES devra se renseigner sur les centres d’intérêts de la personne puis voir si certaines activités sont proposées par la ville comme les bibiliothèques, les sorties, des animations thématiques (loto, goûters ou repas dansants...) tout ce qui peut permettre l’intégration dans un groupe et une vie sociale.

L’AES pourra proposer des activités selon les goûts et les capacités de la personne.

L’accompagnement dans les promenades pour regarder la nature (stimulation visuelle), les odeurs (stimulation olfactive), rencontrer d’autres personnes, visiter des expositions, organiser un gouter entre amis ou voisins sans raison ou pour un anniversaire ou la galette des rois... (socialisation).

Accompagner une personne dépendante dans sa toilette est important pour valoriser son image, l’aider à choisir sa tenue, la conseiller, la coiffer, la parfumer selon ses goûts. L’image que l’on donne de soi est toujours importante pour les autres, cela fait aussi partie intégrante de la socialisation, de l’intégration. L’AES pourra lui proposer de l’accompagner chez son coiffeur, ou aller ensemble faire un achat vestimentaire ou autre, ce qui est encore un moyen de se sentir actif dans sa vie.

Exemple 1 :

Je fais mon stage dans une association d’aide à domicile qui s’est récemment créée (2016). C’est une association LOI 1901 à but non lucratif.

C’est une antenne d’un gros réseau gérée ici par une responsable de secteur qui gère les plannings, fait la première visite chez l’usager pour prépare le plan d’aide.

Elle propose différents services :

Entretien du cadre de vie et du linge, les courses, la préparation et l’aide au repas si besoin, l’aide à la toilette, l’aide à la gestion administrative, l’accompagnement aux sorties extérieurs, les gardes de nuits.

Sa mission principale étant de stimuler l’autonomie de la personne afin de conserver le plus longtemps possible son maintien à domicile, éviter son isolement en favorisant une vie sociale et citoyenne.

Des aides-ménagères et des auxiliaires de vies diplômées assurent les prestations selon les besoins des personnes.

 

J’interviens chez Mme V âgée de 72 ans et atteinte de la maladie d’Alzeimer depuis 6 ans. Elle est d’origine allemande mais auparavant parlait 4 langues couramment dont le français car elle a vécu en France de longues années. Aujourd’hui elle ne parle plus qu’allemand et avec un langage très appauvri. Elle est encore très élégante.

Son mari, ancien banquier, me parle beaucoup d’elle, il a beaucoup de mal a accepter la maladie de sa femme qu’il ne reconnaît plus maintenant.

Pour m’aider à comprendre et à communiquer avec Mme V, ma référente m’a donné une liste de mots traduits en allemand. Cette liste a été faite par la responsable de secteur en collaboration avec le mari de Mme V. Il y est indiqué des mots d’usages courant qui m’aident beaucoup pour me faire comprendre de Mme V, comme :

- Bonjour. Vous avez passé une bonne nuit ? Montrez-moi où vous avez mal. C’est bon ? Nous allons faire la toilette. Je vous accompagne aux WC. Je vous installe pour la sieste. Aurevoir et à demain...et d’autres encore. Parfois Mme V se met à rire car je pense que je prononce bien mal certains mots.

Mais ce petit « lexique » m’aide beaucoup à communiquer avec Mme V.

 

Elle est toujours très coquette, ne sait plus choisir ces vêtements, mais je prends plaisir à l’habiller et à lui dire qu’elle est très élégante. Je l’accompagne chez le coiffeur chaque semaine selon les souhaits de son mari.

Une fois par semaine son mari nous emmène au marché en voiture et pendant qu’il va faire d’autres courses, je me promène dans le marché avec Mme V, elle s’adresse toujours aux commerçants qui lui disent bonjour mais en allemand bien sur. Elle ne comprend pas ce qu’ils lui disent mais leur parle quand même et sourit. Elle touche à tout, je dois être vigilante, mais les commerçants la connaissent bien et souvent lui donne un fruit ou autre à manger. Elle les remercie en allemand toujours.

Exemple 2 :

Toujours dans la même association, j’interviens chez Mme N. Elle est atteinte la maladie de Parkinson (maladie neurodégénérative, chronique et évolutive) depuis 8 ans. Depuis un an elle a de grande difficultés d’élocution et de motricité.

Ma référente m’a expliqué que Mme N a un fort caractère et qu’elle a eu beaucoup de mal à accepter son handicap grandissant au fil des années. Notamment il y a un an lorsque l’usage du fauteuil roulant est devenu indispensable pour les sorties à l’extérieur, Mme N a refusé catégoriquement de s’y asseoir en lui disant que « Là-dedans j’ai l’air d’une handicapée, je ne veux pas sortir avec ce « truc », vous pouvez m’aider à marcher ! » Il a fallu quelques semaines et une chute dans la rue pour que Mme N finisse par accepter l’usage du fauteuil. Ce matériel lui évite un isolement total dans son appartement.

J’interviens pour l’accompagnement l’après-midi de 14h30 à 18h.

Je l’aide à se lever de la sieste, l’aide à se préparer pour sortir car chaque après-midi son grand plaisir est de faire le tour du quartier et de rencontrer tous les gens qui la connaissent bien car elle a toujours été commerçante dans sa rue. Pour ne pas la mettre en « situation de handicap », je l’accompagne en fauteuil roulant jusqu’à la place où elle aime s’assoir sur « son banc ». Je l’aide au transfert du fauteuil au banc et replie le fauteuil que je vais déposer dans le hall de son immeuble, ainsi elle se sent « comme tout le monde ».

Ses difficultés d’élocution lui posent des problèmes pour s’exprimer, mais elle fait beaucoup d’efforts pour se faire comprendre et les personnes qu’elle côtoie sont habituées à elle. Lorsqu’elle sent qu’elle n’arrive pas à exprimer un mot, elle se tourne vers moi et j’interviens pour l’aider à exprimer ce qu’elle souhaite dire. Elle hoche alors la tête et me remercie en me serrant la main. Je lui dit souvent « Vous voyez Mme N, à nous deux ont fait une sacré équipe ! » ce qui l’amuse toujours.

 

 

 

Commentaires (2)

versailles
  • 1. versailles | 29/10/2018
tres bien detailler
deaes
Bonjour et merci pour ce retour. Cordialement.

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