NOTE DE REFLEXION SOCLE COMMUN DF1 RELIE

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NOTE DE REFLEXION SOCLE COMMUN DF1 (NRPP)

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LIVRAISON PAR LA POSTE sous 10 JOURS ouvrés.

100 pages d'ANNALES et corrigés des questions parues dans les centres d'examen cette année.

A la fin de ce document vous trouverez :

- 1 QCM

- Les résumés des principales lois à retenir

- La liste des sigles

Un excellent moyen de vous entraîner à l'épreuve finale du DF1 !

Quelques extraits :

 

SUJET 1

Qui n’observe rien, n’apprend rien.

L’AES occupe une place privilégiée pour observer les personnes qu’il accompagne au quotidien. L’observation est un outil indispensable pour proposer un accompagnement adapté.

- Que devez-vous observer, comment et pourquoi ?

- Que pouvez-vous apprendre en observant les personnes que vous accompagnez ?

Illustrez vos propos par des exemples. Votre écrit devra mettre en évidence vos connaissances relatives à votre contexte professionnel, aux personnes accompagnées/accueillies, et votre posture professionnelle.

 

 

REPONSE – SUJET 1

- Qu’est-ce que j’observe, comment et pourquoi ?

- Qu’est-ce que j’apprends en observant les personnes que j’accompagne ?

Je commencerai cette note par une réflexion globale sur les deux questions posées, puis en seconde partie j’illustrerai cette réflexion par un exemple concret.

En tant qu’AES j’accompagne et aide des personnes dans la vie quotidienne. L’un de mes rôle consiste à OBSERVER les personnes dont je m’occupe.

L’observation de la personne aidée va me servir à cibler ses capacités et incapacités.

- J’observerai ce qu’elle est peut faire seule, et ce qu’elle n’est plus en capacité de faire pour la stimuler à faire encore afin de conserver ses acquis ou l’aider si ce n’est plus possible.

- J’observerai ses habitudes de vie afin d’adapter mon intervention sans changer son rythme de vie et préserver ses rituels et ses repères.

- J’observerai aussi sa vie sociale afin de l’aider à ne pas s’isoler si je repère un repli sur soi, un désintérêt pour les activités extérieures, dans les relations avec les proches.

 

Mon observation se fera aussi lors des différents accompagnement : observation de l’état cutané durant une toilette – observation de l’appétit – observation de gestes ou mimiques ou plaintes pour détecter une douleur – observation des selles et urines – observation de l’état psychologique pour détecter une souffrance morale, un mal-être.

 

Toutes ces observations ont pour objectif de veiller au bon suivi de la personne car je vais transmettre ces observations sur un cahier de transmission qui sera lu par mes collègues et les autres intervenants professionnels, ou bien directement à la famille selon les circonstances.

 

Si je ne prends pas le temps d’observer, effectivement je n’apprendrai rien sur tout ce qui va me permettre de lui apporter un accompagnement adapté.

Observer me permettra aussi de me poser des questions sur mes actes et de me remettre en cause, de prendre du recul.

 

Oberver > Comprendre > Apprendre > Analyser et Adapter mon accompagnement.

 

 

 

Exemple d’observations faites lors d’un accompagnement à domicile :

J’ai fais mon stage dans une association d’aide à domicile. C’est une association loi 1901 à but non lucratif.

Sa mission est d’aider et d’accompagner des personnes âgées, handapées ou des familles.

Cette association propose différents services :

- entretien du cadre de vie, du linge

- courses

- aide et préparation des repas

- aide à la toilette

- garde de nuit

 

Composition de l’équipe :

- Un service administratif (directrice, secretaire)

- Gestionnaire de secteur qui s’occupe des plannings et visite sur place pour évaluer les besoins de la personne et préparer un plan d’aide.

- aides-ménagères

- auxiliaire de vie diplômée AES.

- garde de nuit

 

J’interviens chez Mme N. Elle est atteinte de la maladie de Parkinson (maladie chronique, évolutive neurodégénérative), elle a 89 ans.

Elle est en GIR (groupe iso ressources) 2 et bénéficie de l’APA (Allocation pour l’autononomie).

La responsabe de secteur m’avait fait lire le plan d’aide personnalisé pour Mme N. Mes premières interventions auprès de Mme N m’ont permis de comprendre les objectifs principaux de cet accompagnement. Ma tutrice m’a également donné des informations sur la mission.

Les premiers jours de cette mission ont justement été dans l’observation de Mme N. J’ai ainsi appris beaucoup de choses sur sa pathologie et ses habitudes de vie.

 

Observations sur les symptomes de sa pathologie :

- Rigidité des membres l’empêchant d’accomplir des gestes de la vie quotidienne comme manger, faire sa toilette, se mouvoir, gestes lents.

- Difficulté d’élocution : Mme N a du mal à s’exprimer, elle a conservé toutes ses facultés cognitives mais les mots ne sortent pas, sa voix est aigue, tremblotante. Je vois que ce handicap l’agace énormément. Je vais adapter ma communication et lui dire de prendre son temps, de me dire des mots simples, je reformule sa question si besoin.

- Difficulté dans ses déplacements : Mme N a des perte d’équilibre, il faut être très vigilante, l’aider à se lever, s’asseoir, lui approcher son déambulanteur et rester près d’elle lors de ses déplacements.

 

Observation de son lieu de vie :

Les photos sur les meubles me montrent des pans de sa vie. Elle a perdu un fils qui avait 30 ans d’une crise cardiaque. Ma tutrice m’a dit de ne pas évoquer ce sujet toujours douloureux pour Mme N et qui à l’époque lui a causé une profonde dépression.

Des photos de son mari dont elle aime me parler, et de sa fille qu’elle adore et dont elle est très fière car elle a « une belle situation ».

Des vierges, des souvenirs de Lourdes ça et là m’apprennent qu’elle est catholique.

Des tas de livres de cuisine me disent qu’elle a du aimer cuisiner. Je lui en parle, elle me dit qu’elle est née à Nice et adorait cuisiner les recettes d’ici.

Observations sur sa vie sociale :

Je constate que Mme N ne reçoit pas de visites d’amis, seule sa fille est très présente tous les jours après son travail et le week-end.

Ayant la possibilité de parler avec sa fille, elle m’explique que sa maman ne souhaite plus vraiment les visites car elle ne peut plus parler normalement et que ses amis ont espacés leurs visites de plus en plus ne sachant de quoi lui parler faute de réponse....

Mme N vit recluse dans son appartement situé au 2ème étage d’un immeuble sans ascenseur. Au début elle pouvait descendre, mais aujourd’hui c’est devenu trop dangereux. Je constate que ce handicap la rend malheureuse, elle m’en parle. Elle était commerçante dans « sa rue » depuis toujours, elle connaissait tout le monde, et jusqu’à l’année précédente elle pouvait encore descendre les 2 étages avec de l’aide pour s’assoir sur « son banc » juste en bas de son entrée et discuter avec tous ceux qui la connaissait. Elle dit « se sentir enfermée chez elle » et son regard me fixe avec tristesse.

Elle aimait aller chaque semaine chez sa coiffeuse à deux pas de chez elle, puis aller prendre un petit café ensuite avec son auxiliaire de vie. Maintenant c’est la coiffeuse qui vient à son domicile. Mme N me dit qu’elle n’aime pas cela, même si elle sait que ce n’est plus possible.

Je constate que sa perte d’autonomie motrice est une grande souffrance morale.

 

Observations au cours de certaines de mes interventions :

Lors de l’aide à la toilette j’observe son autonomie, je constate qu’elle a du mal à effectuer la plupart des gestes. Elle peut se laver le visage et les bras seulement. Le reste lui demande beaucoup trop d’efforts. Je la stimule à conserver ses gestes et l’aide pour le reste. Elle a du mal à se brosser les dents, j’observe que ces gestes sont saccadés, mais elle tient à le faire. Se rincer la bouche est aussi un moment difficile, elle a du mal à se baisser et à cracher au moment du rinçage.

Elle veut toujours se coiffer mais n’y arrive pas et finalement me donne le peigne en secouant négativement la tête. Je constate combien tout cela la met en souffrance.

J’observer son état cutané durant cette toilette. Comme elle est presque toujours assise dans son fauteuil confort, je fais attention aux points d’appuis pour prévenir tout risque d’escarre.

Lorsqu’elle va aux toilettes je lui demande toujours si elle a eu des selles car elle a tendance à la constipation.

Conclusion :

L’observation se situe à différents niveaux : connaissance de la personne, habitude de vie, observation des capacités et incapacités, observation de l’état de santé physique et psychologique, observation de l’état cutané, de certains paramètres (selle, urine etc), observation de la vie sociale et citoyenne.

Tous ces paramètres d’observation me permettront de mettre en place un accompagnement adapté et de transmettre sur le cahier de liaison mes observations dans le but d’informer mes collègues, les autres intervenants professionnels et la famille.

 

Exemple d’observations faites lors d’un accompagnement en structure collective :

Je fais un stage en EHPAD (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). C’est un établissement privé financé en partie par le Conseil départemental (APA, caisse de retraite, CAF, mutuelle....) et une partie « dépendance » versé par le résident selon son degré de dépendance.

Il a signé un convention tripartite entre le avec le conseil général et l'ARS (agence régionale de santé) ou le préfet.

Cet EHPAD accueille à partir de 60 ans, des personnes dépendantes, semi-dépendantes. Une unité spécialisée accueille des personnes atteintes de pathologies neurodégénératives (Maladie d’Alzheimer ou troubles apparentés).

Cet EHPAD a pour missions d’aider et d’accompagner des personnes dans les actes de la vie quotidienne, de maintenir leur autonomie, de leur apporter soins, sécurité, hygiène, confort et bien-être.

Il veille aussi à conserver à chaque résident une vie sociale et citoyenne.

Un projet personnalisé est mis en place pour chaque résident. Ce projet est établi par l’équipe professionnelle, la famille ou le tuteur et le résident. Il servira a mettre en évidence les objectifs de son accompagnement et sera réévalué régulièrement.

Comme l’a rendu obligatoire la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, le résident est au centre du dispositif. Cette loi a permis de mettre en place 7 outils importants :

Je travaille au sein d’une équipe pluridisciplinaire (médecin, infirmier, aide-soignant, kiné, ergothérapeute, psychologue, aide-médico-psychologique, agents de services hospitalier, diététicienne....).

Durant ce stage j’ai pu accompagner Mme V, âgée de 88 ans. Elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer et vit au sein de l’unité spécialisée. Cette unité est sécurisée (porte de l’unité s’ouvant uniquement à l’aide d’un code).

La maladie d’Alzheimer est une pathologie chronique, évolutive et neurodégérative.

Lors d’une réunion d’équipe j’ai demandé à lire le projet individualisé de Mme V qui a été fait par l’équipe professionnelle, Mme V et la famille de Mme V qui est sous la tutelle de sa fille.

Ce projet précise certains objectifs :

- stimuler l’autonomie lors de la toilette et des repas

- stimuler la mémoire

- favoriser la communication

Durant ce stage j’ai pu passer du temps auprès de Mme V lors de l’accompagnement dans les actes de la vie quotidienne.

J’ai commencé par observer les symptomes de la maladie que présentait Mme V :

- perte de mémoire (amnésie)

- trouble du comportement (angoisse, anxiété, humeur changeante)

- difficulté pour s’exprimer (aphasie) : langage appauvri, incohérence des propos

- déambulation

- elle ne reconnaît plus ses proches, ni les intervenants professionnels, ni les objets (agnosie)

- elle a des difficultés a effectuer les gestes, à marcher (apraxie)

Puis j’ai observé les habitudes de vie de Mme V au sein de l’unité spécialisée de la structure : heure de lever, de coucher, toilette, repas, quelles étaient les animations auxquelles elle participait, ses visites.

 

Mme V ne s’exprime plus beaucoup, son langage s’est appauvri, elle est souvent incohérente dans ses propos, elle s’adresse pourtant aux autres résidents de l’unité et j’observe qu’elle aime le contact. Cette observation m’amène à adapter ma communication avec Mme V. Je commence par une approche douce, je lui touche la main, lui sourit, lui parle avec des mots simples et des phrases courtes, je reformule. Je lui pose des questions fermées ne demandant qu’une réponse par oui ou non. Elle est parfois incapable de me répondre, mais peu hocher la tête ou sourire en signe d’acquiessement.

J’ai observé que ses refus sont plus significatifs, elle s’énerve, s’agite, peut devenir agressive verbalement ou physiquement. Dans cette situation, j’essaie de la rassurer, n’insiste pas trop, ne la brusque pas.

Le midi j’aide Mme V à prendre son repas au CANTOU (Centre d’activités naturelles tirées d’occupations utiles). Je vais prendre mon temps avec Mme V car j’ai observé qu’elle avait beaucoup de difficultés à prendre ce repas. Je dois l’aider dans les gestes car elle ne reconnaît pas ce qui est devant elle, que ce soit les couverts ou les plats. J’accompagne ses gestes. Je lui dis ce qu’elle mange.

J’ai également observé qu’elle avait des problèmes de déglutition alors je suis attentive aux fausses routes. Elle mâche souvent très longtemps un aliment sans l’avaler, je dois lui dire de nombreuses fois qu’il faut avaler ce qu’elle a dans la bouche.

J’ai remaqué que Mme V déambule tout le temps dans l’unité, elle entre dans toutes les chambres, prend ce qu’elle trouve et repart avec, ce qui agace certains. Lorsque je la vois faire je m’approche d’elle, lui prend le bras, la raccompagne dans la chambre où elle a pris quelque chose et lui montre où poser ce qu’elle a dans la main. Généralement elle le fait sans problème.

J’ai pu observer que Mme V aime beaucoup l’animation chant. Elle fredonne les airs et même quelques paroles parfois en tapant dans ses mains ou du pied, elle sourit. Lorsqu’elle a des moments de refus je fredonne un air qu’elle connait et cela suffit parfois à dédramatiser le moment qu’elle n’accepte pas. La toilette entre autre est souvent un moment difficile pour elle que j’aborde avec des chansons. J’en conclus qu’avoir observer l’attitude de Mme V lors de l’animation chant m’a permis d’adapter mon intervention pour la toilette.

Conclusion :

L’observation de Mme V m’a appris bien des choses sur son comportement et m’a donné des pistes pour l’accompagner au mieux.

J’ai pu entrer en communication avec elle par la douceur, le toucher, la patience, les mimiques, le chant.

Si je ne l’avais pas observé dans son quotidien je n’aurais rien appris d’elle, je serai passé à coté de beaucoup de choses, je n’aurais pas compris certaines de ses réactions.

Observer c’est apprendre et comprendre.

 

 

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